Pour relever le défi de la faim et de la pauvreté
| Nourrir l'humanité est possible, dans le respect de la dignité de chacun et de notre planète.De nouvelles émeutes pourraient avoir lieu si des solutions concrètes et durables n'étaient pas apportées rapidement. Car une chose est sûre : les racines de la crise n’ont pas été extirpées.
Tous les agronomes l’assurent, les ressources planétaires permettent largement de nourrir les six milliards d’individus qui peuplent la terre. Y compris avec des solutions qui respectent les écosystèmes.
De nombreuses organisations paysannes ont déjà détaillé les mesures à prendre :
· développer les systèmes d’irrigation des terres ;
· réhabiliter les semences locales adaptées à chaque écosystème : mil, sorgho, etc. ;
· faciliter l’accès des paysans à la micro-finance ;
· favoriser la fertilisation des sols grâce aux engrais organiques ;
· et surtout, se prémunir des « miroirs aux alouettes », comme le recours aux OGM (qui restent hors de portée financière des petits exploitants), l’envoi d’aide alimentaire d’urgence (qui ne résout rien) ou l’augmentation des productions dans les pays du Nord pour nourrir le Sud (ce qui aggraverait la situation).
Protéger l'agriculture familiale
Le défi se situe donc essentiellement sur le plan politique. Les pays du Sud doivent pouvoir protéger leur marché intérieur en rétablissant des droits de douane sur les produits agricoles importés. Ils doivent aussi soutenir activement les millions de petits exploitants familiaux qui ne demandent qu’à vivre de leur travail. De leur côté, les pays riches devraient réorienter leur agriculture vers leurs propres besoins, et abandonner toute forme de subvention à l’exportation.
Après tout, ces principes sont à la base de la Politique agricole commune (PAC) que l’Europe a bâti à partir de 1961. Au nom de quel dogme refuserions-nous aux pays pauvres ce qui a marché chez nous ?
S'engager
Parce que nos habitudes alimentaires ont un impact humain, social, économique et écologique… Parce qu’additionnés, nos comportements déterminent un modèle de production, de développement et de société… Parce que les denrées agricoles ne sont pas des produits comme les autres… Je m'engage à :
1. être vigilant quant sur la provenance des produits alimentaires que je consomme en cherchant à privilégier les produits cultivés localement dans des conditions sociales et environnementales responsables;
2. réfléchir à mon rapport à l’alimentation, en particulier à m’interroger sur mes besoins réels de consommation en viande et poissons;
3. participer à des actions de mobilisation et d’interpellation des pouvoirs publics pour qu’ils mettent en œuvre des politiques plus justes à l’égard des agriculteurs des pays les plus pauvres.
Aujourd’hui, le défi majeur est d'inciter les dirigeants européens et américains à comprendre l’impact de leurs décisions sur les paysans du Sud et à réorienter leurs politiques constitue le défi majeur. |


